L'avis d'un prof de mathématiques sur LRDP

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Chris B
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L'avis d'un prof de mathématiques sur LRDP

Post by Chris B » 19 March 2015, 12:17

Voici un lien récent.
http://question-type-bac.fr/impressions ... pyramides/

Mon avis personnel : L'interview oublie de préciser un élément fondamental : LRDP n'est qu'une introduction au sujet ! ;)
"Donne et tu recevras, cherche et tu trouveras !"

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'ABD
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Re: L'avis d'un prof de mathématiques sur LRDP

Post by 'ABD » 22 March 2015, 23:12

Réponse tirée de la page facebook "La révélation des pyramides" officiel de Patrice Pooyard et Jacques Grimault :
https://www.facebook.com/notes/la-r%C3% ... 8335675009


22 mars 2015, 18:13
Cher Monsieur Barbolosi,

Je vous remercie pour cette interview et ainsi que pour votre courtoisie, rare - inexistante - au sein une catégorie de détracteurs baptisée trolls - en raison de la défiance agressive dont ils font preuve depuis que mon film a été piraté sur le net - qui nous collent aux semelles comme de vieux morceaux de sparadrap.

Si le mot troll n’évoquait rien pour vous, vous pourriez d'une part demander des explications à vos élèves, et d'autre part surfer sur le net en tapant le nom du film ou encore nos noms, afin de vous rendre compte du niveau de l'expression et des arguments avancés - et de la colère, chose la plus surprenante - de la majorité d'entre eux. Je me dois de vous prévenir, hélas, car dans le mode de pensée binaire et primaire de ces individus, soit vous êtes “pour LRDP” - et donc un fan imbécile, ignare ou encore nazi -, soit vous êtes “contre LRDP” : nul doute que la voie du milieu, si chère au Tao et empruntée par vous en faisant preuve de respect à l’endroit de notre travail, doit déjà représenter pour eux une marque éminemment suspecte. Nul doute encore qu’ils vont s’interroger sur votre personne, sur votre parcours, peut-être - qui sait - fouiller vos poubelles et aller questionner les commerçants du quartier où vous avez grandi ?

Je parle en connaissance de cause, car nous avons attiré dans nos eaux certains des plus beaux spécimens francophones… vous voilà averti ! Mais rassurez-vous, c'est un peu comme les moustiques, on finit par s'habituer à leur présence et tolérer qu'ils vous pompent un peu de sang pour aller pondre leurs oeufs :)

Pour en venir à des choses plus enrichissantes - au sens intellectuel - à ceux qui n'ont pas lu l'interview en question, sachez qu'elle elle est reprise ci dessous et commentée par Jacques - mais vous trouverez aussi un lien en bas de page.

Ceci étant précisé, je me contenterai pour ma part de relever une chose sur laquelle, il me semble, vous passez un peu rapidement : les résultats donnant des valeurs signifiantes en mètres.

Nous sommes d’accord sur le fait que les valeurs de Pi et de Phi apparaissent en proportion dans cette forme pyramidale particulière, dont la hauteur s’obtient par le rayon du cercle de même valeur périmétrique que le carré de base.
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Il en va de même pour le rapport avec la hauteur visible de l’édifice et la hauteur totale (plancher de la chambre basse), ainsi que dans la chambre haute. Nous avons là donc trois éléments indépendants - la pyramide, la hauteur totale et la chambre haute - qui offrent, par la combinaison de leurs proportions, les valeurs de Pi et de Phi. Vous pardonnerez mon jargon s’il s’avérait imprécis, car je ne suis pas mathématicien.

Vous affirmez qu’il n’y a rien d’étonnant au fait que le demi périmètre, en mètres, auquel on soustrait la hauteur, toujours en mètres, puisse donner Pi en hectomètres - 100 x Pi en mètres - car il s’agirait d’une conséquence de la convention : Pi/6 = valeur de la coudée en mètre. C’est là que je ne vous suis pas - mais peut-être ai-je tort de ne pas le faire - car munis de ce modèle pyramidal particulier, les bâtisseurs auraient tout aussi bien pu réaliser une pyramide de 200 coudées de côté comme de 500, ou encore de 442 coudées… or ils ont choisi pour dimension 440 coudées.
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S’ils avaient pris 442 coudées pour la base, cela aurait donné en proportion une hauteur de 281,2727 coudées, et le demi périmètre en mètres moins la hauteur en mètres aurait alors donné comme résultat 313,4937… loin de Pi.

Or avec 440 coudées, on obtient 314,16 mètres.

Il en va de même pour la chambre haute, pour laquelle vous faites remarquer que les nombres obtenus par combinaison des dimensions doivent tout d’abord leur raison au choix - arbitraire ou sacré, chacun verra - d’une pièce bâtie sur un double carré, ayant pour hauteur la moitié de la diagonale du rectangle de base… certes, les bâtisseurs auraient donc à nouveau, par chance, choisi un volume particulier.

Lors de sa réalisation - je passe sur la complexité de cette tâche pour l’instant hors de propos - ils décident de lui attribuer des dimensions de 10 x 20 coudées… et stupeur, ces dimensions permettent d’obtenir des nombres intéressants en mètres ! Cette chambre haute aurait pu faire 11 coudées par 22, et cela n’aurait pas été possible…
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Sachant qu’il existe un très grand nombre d’occurrences de la sorte, comme les nomme Jacques - plus de 150 - et que cette pyramide, avec sa hauteur totale et sa chambre haute, semble être la seule à en faire apparaître autant, peut-on décemment affirmer que l’arbitraire, le hasard ou l’illusion statistique sont responsables de cela ? D’autant que les autres pyramides du plateau de Gizeh ont aussi “leur mot à dire”, et je ne leur ai pas encore donné la parole car je ne pouvais pas tout montrer dans un seul film.

Claude Genzling, polytechnicien, avait admis à l’étude des résultats de Jacques - mais il n’est pas le seul - que le hasard ne pouvait être responsable de cela. Il est vrai que la question est délicate à plus d’un titre, car si le mètre ne doit pas sa présence au hasard, alors un énorme problème se pose.

Pouvez-vous affirmer avec certitude que tout cela n’est pas intentionnel de la part des bâtisseurs ? Dans l’affirmative, pouvez-vous démontrer qu’il ne s’agit que d’un effet de l’illusion statistique ?

Voici maintenant la réponse de Jacques Grimault faite sur sa page facebook - suite à l’envoi de votre interview par un internaute - que je publie ici, et le lien sur la page de votre interview, afin que vous puissiez en prendre connaissance.

Il serait d'ailleurs utile pour tous ceux qui cherchent, qu'une discussion publique puisse naître entre vous, si le jeu vous tente, car il est rare de trouver des personnes formulant leur avis de manière aussi courtoise et prudente. Bon, vous trouverez inévitablement quelques piques de Jacques dans le texte qui suit ; elles viendront en réponses des vôtres, car certaines, bien que policées, n’en sont pas moins acides… c’est un peu long, car Jacques commente vos réponses entre [ ].

Cordialement
Patrice Pooyard



Réponses à un aimable professeur de mathématiques à propos de LRDP, par Jacques Grimault.


Le texte ci-après m’a été opportunément indiqué – et je remercie vivement l’auteur de cet envoi - ; j'en donnerai mes commentaires entre crochets : c’est l’occasion pour moi de renouer avec les Lecteurs amateurs de LRDP, que j’avais quelque peu délaissés (je rétablis l’orthographe correcte et évite ce qui importe le moins)…

“ - NS : Bonjour, Monsieur Jean-Claude Barbolosi. Beaucoup d’élèves lycéens ont vu, chez eux ou entre amis, le documentaire La Révélation des Pyramides, réalisé par Patrice Pooyard à partir de thèses de Jacques Grimault. Ce documentaire est presque devenu un film « culte » chez les adolescents, qui se posent beaucoup de questions à ce sujet. Nous vous l’avons donc recommandé pour avoir votre avis en tant que professeur de mathématiques, qu’en avez-vous pensé ?

- JCB : Il y a indéniablement des choses intéressantes dans ce documentaire. Vouloir tout réfuter d’un bloc et tout balayer d’un revers de main (comme le font certains) serait une démarche intellectuelle absurde et ne montrerait qu’un signe – conscient ou inconscient – d’éviter des questions qui dérangent ou d’avoir à remettre en question sa condition d’être humain sur cette planète. Ceci étant dit, je dirais qu’a priori, j’ai relevé trois types d’informations dans ce documentaire : les convaincantes et flagrantes (comme par exemple la durée difficilement envisageable de construction de la grande pyramide en 20 ans) ; celles qui méritent davantage d’approfondissement et de réflexion (comme par exemple les connaissances réelles et les moyens outillés de ces bâtisseurs) et celles qui me paraissent, en tant que mathématicien, discutables voire non pertinentes [ce sont celles qui ici m’intéressent, car provenant d’un ‘matheux’]. Bien sûr, je vais m’expliquer en détails sur ces points. Mais je tiens à préciser que si j’émets telle ou telle critique sur tel ou tel point, je ne remets pas en cause tout le travail de Monsieur Jacques Grimault, comme pourraient le faire d’autres scientifiques. Je pense qu’il appartient à chacun d’étudier attentivement ce que les uns et les autres ont à dire sur le sujet, de faire le tri (ou son tri) puis, en synthèse, de terminer par une démarche peut-être plus personnelle pour ce qui est de savoir quelle est la fonction de ces édifices, pourquoi ils sont là et quels enseignements nous pouvons en tirer.

- NS : Vous êtes donc partagé. Quels sont les points pour lesquels vous êtes sceptiques ?

- JCB : Difficile de dire cela de but en blanc. Mais si j’ai bien compris, une des idées maîtresses qu’essaye de faire passer Monsieur Jacques Grimault est que la grande pyramide de Gizeh contient un message laissé par une ancienne civilisation, message qu’il nous faudrait décrypter afin de nous prémunir face à des événements imprévus (ou prévus) de nature cataclysmique, qui pourraient affecter largement notre civilisation actuelle voire l’anéantir, particulièrement en lien avec le phénomène cyclique de précession des équinoxes, qui pourrait amener toutes sortes de désordres. J’adhère assez bien au concept des anciennes civilisations. Le questionnement soulevé par la construction de tant d’édifices massifs et similaires à travers le monde tend d’ailleurs assez bien à consolider cette thèse. En revanche, sur la question du message, j’aurais bien quelques objections :

l’idée même de vouloir faire passer un message à une civilisation ultérieure est difficile à concevoir. Ce n’est pas notre civilisation qui aurait ce genre de préoccupations. Nous sommes bien trop égoïstes et attachés à notre présent. Même si nous nous savions condamnés par une fin imminente, il y aurait toutes sortes de troubles entre nous : constructions d’abris ou d’arches, émeutes locales pour y accéder. Bref, on aurait tant à faire qu’il ne nous viendrait pas à l’esprit l’idée de laisser un avertissement à une civilisation ultérieure. Si c’est bien cela qui s’est passé avec cette civilisation ancienne, il est clair qu’elle avait des concepts sociaux et philosophiques à l’opposé des nôtres (ou tout du moins, arrivait à appliquer ces beaux concepts altruistes que nous revendiquons souvent mais que nous sommes incapables d’appliquer à nous-mêmes).

Mais admettons un moment qu’il s’agisse effectivement d’un message qu’il nous faut décoder à travers le langage mathématique. Cela me pose alors un autre problème. Car ce message, tel qu’il nous est révélé dans ce documentaire, me paraît finalement assez pauvre
[il y a une raison évidente, inconnue semble t-il de ce professeur : ce film documentaire n’est que le premier d’une série de sept, et leur sert d’introduction ; mes propositions n’en occupent d’ailleurs qu’une assez petite partie. En outre, c’est un film de Patrice Pooyard, pas le mien]. Message pauvre déjà dans les notions mathématiques utilisées : il n’y a quasiment que des additions et des multiplications [Ne convient-il pas d’abord de proposer des notions accessibles et simples lorsqu’on ignore à quelle mentalité et capacités l’on s’adresse ?].

Toutes les formules avancées par Jacques Grimault sur le nombre pi ou le nombre d’or ne sont que des additions, multiplications, fractions, racines carrées. C’est juste ça les mathématiques ? [Dans le public non spécialisé – et parfois même instruit – ce ne peut être que cela : il convient de former son auditoire et de se rendre accessible, afin de le capter, le guider avec des éléments accessibles, donc simples et clairs, afin d’en unifier les éventuelles disparités… On attrape les mouches avec du vinaigre, de nos jours ?].

Pourquoi ne voit-on pas des exponentielles, des logarithmes, des nombres premiers et d’autres constantes mathématiques aussi universelles que pi et phi ? [Que ce monsieur se rassure : cela va venir, et selon la même méthode, progressive et incitatrice : voudrait-il nous expliquer, au surplus, comment exprimer à travers une architecture muette, comment s’y prendrait-il pour exprimer des valeurs complexes (imaginaires, transfinis, etc.)] Cela me gêne un peu. Mais peut-être ne nous les avons pas encore trouvées [vous, c’est certain : moi, oui]...

Mais même sans chercher longtemps, je sais que je pourrais très facilement trouver par exemple le nombre e. En effet, la hauteur d’un triangle équilatéral est égale à racine(3)/2 fois le côté. Il y a des triangles équilatéraux un peu partout j’imagine dans les structures du plateau de Gizeh. Ne serait-ce que par la position de Gizeh sur le globe terrestre, avec une latitude de 30° N, on construit facilement un triangle équilatéral. Or, ô miracle, il se trouve que : racine(3) / 2 ≈ e / pi (à 8 millièmes près)

Donc le nombre e serait est présent dans la grande pyramide ?
[oui, il l’est, et n’est pas caché mais donné à entendre : ici, on ne dit pas, on signifie, c’est plus sûr, et c’est une excellente pédagogie] Les bâtisseurs l’ont caché là pour que nous le découvrions ? Non, vraiment, je ne le pense pas. Et je suis étonné que Monsieur Jacques Grimault n’ait pas fait le lien entre 2/racine(3) (lié à la coudée sacrée des égyptiens) et le rapport pi / e. Ne connaît-il pas le nombre e ?
[cette remarque désobligeante n’a pas lieu d’être : Monsieur Jacques Grimault, comme vous dites, connaît le nombre e, et même très bien ! Il est allé à l’école, lui-aussi, et mieux : il a étudié sans cesse depuis l’école, et a même promis, ô l’impudent, de proposer une réforme des mathématiques jusqu’en ses fondations, leurs axiomes actuels lui paraissant impropre à l’expression de la physique réaliste]

Et puis, je peux vous sortir plein d’autres coïncidences mystérieuses avec juste les nombres pi et phi comme par exemple, il se trouve que :

cos(2/3) ≈ pi/4 et sin(2/3) ≈ 1/phi (ce sont des approximations remarquables mais très méconnues).

Or, l’angle présent dans ces égalités est 2/3, exprimé en radians. Mais si on le convertit en degré, cela fait un angle de 38°… angle que les spécialistes identifieront sans problème puisqu’il s’agit de la moitié de l’angle au sommet de la grande pyramide (76° donné par 2 arctan(11/14)).

Est-ce à dire que les bâtisseurs connaissaient le système sexagésimal des Babyloniens (dont est issu le degré) et nous ont caché cette information afin que nous la découvrions ? J’ai bien du mal à y croire. Mais je manque peut-être recul ? Je pourrais continuer les exemples à foison. Prenons la coudée, pi / 6, puis calculons sa tangente (après tout, pi/6 est un angle), on obtient :

tan(pi / 6) ≈ 0,5773

Tiens ? Voilà la constante d’Euler, à un millième près ! (Mais qui la connait ?
[Jacques Grimault, voyons !]

Multiplions par 2 : 2 tan(pi / 6) ≈ 1,1547
Dingue, on récupère le centième de la coudée sacrée (115,47 m
[le demi-côté de la base étant égal, lui, à 115,192 mètres])...

Mais là, c’est une entourloupe, les bons en maths trouveront pourquoi ! [à quelques détails près, et bien qu’approximatives, ces opérations peuvent me satisfaire, et je les connais depuis mon adolescence en mieux et beaucoup plus nombreuses, mais que penser de l’ensemble des méthodes que ce monsieur ignore totalement ? En voici une, découverte par un quidam sans connaissances mathématiques particulières, mais simplement curieux et intuitif (très légèrement réarrangée):

Hauteur de la grande pyramide = 280 coudées = 14660,8 cm

Côté de la grande pyramide = 440 coudées = 23038,4 cm

Lisons ces deux nombres en palindrome, soit de droite à gauche, c’est-à-dire ‘à l’envers’ : 14660,8 (cm) devient 8,06641 et 23038,4 (cm) devient 4,83032
puis soustrayons-les : 8,06641 – 4,83032 = 3,23609 (mètres)

Le résultat qui apparaît n'est autre que la valeur [(√5) + 1], ou 2 x Phi (soit 1,618 x 2), ou encore [(coudée/Phi)/10] (et donc [(0,5236/1,618)/10], ce qui signifie aussi que (√5) + 1) x Phi = coudée et que, car ce n’est pas terminé, √377 / 6 = (√5 + 1), je m’abstiens d’aller plus loin.

Rappel : 377 (en mètres et à quelques millièmes) est l'addition du côté et de la hauteur de cette grande pyramide de Gizeh, soit 146,608 (m) + 230,384 (m), l’un des débuts du message, car enseignant les modalités particulières de la lecture... Eh oui ! Il faut nécessairement commencer par ce type d’indications… et développer de manière progressive…

Tiens, un petit ‘plus’ pour la route (et pour les amateurs et appuyer mon propos) : côté de la GP moins hauteur de ladite GP = 230,384 mètres moins 146,608 mètres, soit 83,776 mètres (si, si : vérifiez !)… Si l’on ajoute cette différence de 83,776 mètres à la valeur du côté de cette GP, nous trouvons pour résultat ? 3,1416 hectomètres… Bien joué le hasard, et deux fois de suite ! Reprenons…]


Bref, je ne sais pas pourquoi, mais les coïncidences que je trouve moi-même sur un coin de feuille ne m’impressionnent pas plus que ça [et celles-ci-haut ? Non ? Pas davantage ?]. Ça ne me « parle » pas, c’est un message que je trouve assez pauvre mathématiquement parlant, à mon sens [vous retiendrez, cher professeur, que dans LRDP, nous avons donné plus de poids à l’interprétation astronomico-cyclique des données lisibles sur ce site, compte tenu d’une plus grande urgence, plutôt qu’à l’interprétation du langage mathématique utilisé, ce qui viendra donc ultérieurement… Vous avez donc ‘loupé’ le caractère essentiel de notre propos : avertir].

D’ailleurs, la probabilité de trouver des coïncidences numériques, même à partir d’une petite famille de nombre, est bien plus élevée que ce que croit le commun des mortels. (MAJ DLR : à ce sujet, voir ce document : probabilité de coïncidence numérique.) [il ne s’agit pas là de coïncidences mais de congruences, encore faut-il les percevoir, et ne pas gloser si on ne les aperçoit pas… Ainsi aurions-nous au moins et déjà cinq constantes universelles dans les opérations issues de l’observation des valeurs issues de la grande pyramide de Gizeh – constantes mathématiques, physiques (vitesse de la lumière, entre autres), et astronomiques (dont encore beaucoup à venir) mais cela vous paraît relever de la coïncidence ? Etonnant ! : voudriez-vous bien proposer un calcul de probabilité à ce sujet ? Merci : ce sera des plus instructifs !]

Ensuite, message pauvre dans sa localisation géographique : pourquoi n’y a-t-il que la grande pyramide qui parle ? Que dit sa voisine la pyramide médiane (dite de Khephren), que dit la pyramide de Mykérinos ? Nettement moins de choses [vous les avez donc étudiées avant de proférer de pareilles bourdes ?]...

Que disent les autres sites le long de cet équateur penché ? Mathématiquement parlant, ils ne disent pas grand-chose [voilà – hélas – le type même de la remarque abusive : cet aimable prof. de maths est-il allé les étudier, ces sites, comme je l’ai fait au fil des années ? Non ! En connaît-il les moindres détails, comme moi ? Non ! D’où ses conclusions prématurées et vides de sens, autant que d’intérêt].
Tout le message est donc condensé dans LA grande pyramide ? [qui prétend cela ? Moi ? En aucun cas !]
Mais alors, à quoi sert le reste ? A quoi sert Khephren ? [il en est qui vont l’apprendre à leurs dépends : le deuxième opus va éclater tous les doutes et éparpiller les certitudes comme aucun documentaire n’aura pu le faire avant : promis juré !] Pour moi, tous ces édifices ont une autre raison d’être que d’être juste porteurs d’un message qui nous serait destiné [personne n’en disconvient !].

Certes, je vois bien que la pyramide de Khephren est au format 4/3, donc elle intègre une autre logique de conception basée sur le double triangle sacré (3, 4, 5) [il faudrait être aveugle pour ne pas le voir !]. C’est probablement un autre architecte qui l’a conçue [certainement pas !]. Certains vont avancer que c’est surprenant de voir que cette Pyramide médiane intègre le théorème de Pythagore alors que Pythagore est apparu plusieurs siècles après la construction de cette pyramide. Cependant, le triplet (3, 4, 5) devait bien avoir été remarqué pas des savants ici ou là, la corde des arpenteurs (corde à 13 nœuds) est connue depuis la nuit des temps. Donc de là à dire que le site contient un message secret caché, là aussi [ce que je n’ai pas dit, ni Patrice Pooyard d’ailleurs], j’ai encore du mal à adhérer à cette idée. Mais je n’ai qu’une vision superficielle de ces questions à ce jour [ouf ! Il était temps de le dire !].

- NS : vous dites que les mathématiques de la grande pyramide sont pauvres. Mais n’êtes-vous pas étonnés du nombre de coïncidences qu’on y trouve ? Cela fait une grande richesse au contraire. Vous qui êtes mathématicien, pensez-vous que l’on peut attribuer autant de coïncidences au hasard ?

- JCB : effectivement, en première approche, on peut être surpris du grand nombre de coïncidences que réalise la grande pyramide
[se souvenir de l’embarras – dans LRDP - de M. Jean-Louis Basdevant, professeur de mécanique quantique à Polytechnique pendant plus de 35 ans… et de M. Claude Genzling, polytechnicien, ingénieur et architecte, et j’en passe]. Mais je pense qu’il faut un peu relativiser les choses. Ce n’est pas tant qu’il y a beaucoup de coïncidences mais plutôt que deux trois coïncidences mathématiques engendrent, à elles seules, de nombreuses autres coïncidences. Il me semble que quasiment toutes les belles propriétés que l’on peut constater découlent des approximations suivantes :

14 / 11 ≈ 4 / pi ≈ racine(phi) 5 pi / 6 ≈ phi²

et de la convention (discutable mais qui arrange bien les choses…) : coudée := pi / 6 mètres

Quand on a dit ça, il me semble qu’on a quasiment tout dit.
[il reste donc à dire si cela est dû au hasard ou à une volonté déjà assez savante pour en faire l’exposé de cette manière, et auquel cas pourquoi et pour qui ? Vous êtes attendu !]

Est-ce aussi extraordinaire que cela du coup ?

Par exemple, le fait que le rapport « apothème d’une face sur demi-base d’une face » donne le nombre d’or est une simple conséquence de l’approximation 4 / pi ≈ racine(phi) (je peux le démontrer)
[c’est une caractéristique du sel d’alun cristallisé, c’est donc trivial à ce point ? Cela – encore une fois – est-il montré ou est-il dû au hasard, car telles sont les vraies questions : il ne s’agit pas là d’évaluer les connaissances mathématiques des bâtisseurs, qui vous dépassent largement, comme vous le verrez d’ici quelques temps, mais de savoir pourquoi ceux-ci les ont données à voir ainsi : de cette manière muette et pourtant ostensible… Le fait que des coïncidences répétées attirent la réflexion aurait du attirer la vôtre, mais vous réagissez à l’inverse, de manière diamétrale, en minorant à l’excès l’impact de leur présence insistante partout – je réécris : partout !].

Le fait que l’aire des 4 faces divisée par l’aire de la base donne encore phi est aussi une conséquence de ce qui précède [c’est là confondre les effets et les causes, mais passons !].

Le fait que la grande pyramide est une réalisation basée sur la rectification du cercle également (et c’est peut-être là plutôt le point de départ conceptuel de l’architecte) [non, ce n’est pas le point de départ de l’architecte… Patience !].

Le fait que voir apparaître le nombre d’or (plus exactement des multiples de phi²) dans les dimensions de la chambre haute (dite chambre du roi) n’est pas étonnant puisque la largeur de cette chambre est de 10 coudées donc de 10 * pi / 6. Or, 10 * pi / 6 est proche de 2 phi²… C’est une conséquence de l’approximation donnée plus haut, à savoir 5 pi / 6 ≈ phi².

Le fait que la différence entre 2 côtés et la hauteur (2c – h), exprimée en mètres, donne 100 pi découle du fait que, en coudées, 2c – h donne 880 – 280 = 600 coudées. Or d’après la convention coudée = pi / 6 mètres, ça donne 100 pi. Ce n’est, là encore, pas une nouvelle coïncidence mais découle toujours de la même convention
[voir les choses à l’envers ! Un métier !]. Plus généralement, le fait qu’on retrouve diverses coïncidences en exprimant des grandeurs en mètre découle, toujours, de la convention coudée = pi / 6 puisque cette convention a pour conséquence qu’un cercle de périmètre 6 coudées aura pour diamètre 1 mètre [inversion qui démontre le mélange des mathématiques pures et de la métrologie, de plus incomprise], mais changez la valeur de la coudée d’un centième et toutes ces observations métriques tombent à l’eau [sauf celles qui sont extérieures à la grande pyramide, sur laquelle vous focalisez à outrance : n’avez-vous pas remarqué la distance entre le centre des terres émergées – le site de Gizeh – et le lieu le plus excentré du monde sont en relation kilométrique, géodésique, et mathématique ? Dommage !] ! Il vaut mieux raisonner juste avec des rapports de grandeurs.

Bref, on tourne vite en rond. Il me semble qu’il n’y a pas lieu de tant s’émerveiller face à la multiplication de toutes ces propriétés qui découlent d’un même noyau de coïncidences constitué de 2 ou 3 approximations, certes belles et remarquables [et vides de sens ?]. Mais peut-être que, derrière cette frénésie qu’ont certains à chercher des coïncidences mathématiques se cache un malaise par rapport à notre existence sociale ? Notre société est devenue tellement pitoyable qu’on peut comprendre que l’on cherche à tout prix à donner un sens nouveau à notre vie [et hop, une digression dans le vide insondable du malheur existentiel de tout un chacun : la tarte à la crème de la zozoterie ; on rechercherait le sensationnel et l’étrange à toutes les sauces ! Là encore, ne serait-ce pas plutôt une fonction ordinaire – et salutaire – appelée la curiosité, qu’il conviendrait de convoquer, plutôt que l’envie permanente de rêver ?].

- NS : vous prétendez donc que Jacques Grimault est un charlatan ?

- JCB : non, pas du tout. Loin de moi cette idée. Au contraire, nombre de ses idées sont intéressantes et sa culture générale est assez impressionnante (bon, son ego aussi peut-être… mais chacun sa personnalité
[le vôtre transparaît pas mal ici, mais vous restez prudent, ce qui est louable…]). Il est clair que cet homme ne raisonne pas comme le fait la communauté scientifique mais ce n’est pas pour cela que cela discrédite l’ensemble de son propos. Certes, on peut faire une liste assez longue de termes maladroits que tout professeur de mathématique relèvera dans son discours [dans son discours formaté, ou encore, dans son discours passé au laminoir, ou mieux : raboté, c’est-à-dire dénué de toute pensée personnelle et originale, de dynamique et de prospective à vérifier…] :

* il dit que pi et phi sont des nombres « infinis ». C’est un abus de langage. D’un point de vue mathématique, il s’agit de nombres finis. C’est leur développement décimal qui est infini [belle erreur, pour laquelle je demande réparation et – évidemment – démonstration : en réalité, j’appelle cette catégorie mathématique des quasi-nombres, n’ayant aucun moyen de trouver leur terme… On verra ce que cela vaut !].

* il dit que pi et phi sont des nombres irrationnels et transcendants. Seul pi l’est. Phi est un irrationnel mais non transcendant [cela dépend d’où on le regarde, mais je n’irai pas là dévoiler ce qui sera montré et démontré dans l’opus 2, et qui sera confié à un autre découvreur que moi ; qui – lui-aussi – à découvert cela : attention à la surprise au superlatif !!!].

* il écrit hypothénuse ou lieu de hypoténuse (rires) [me diriez-vous où ? Je n’ai pas mémoire d’avoir fait cette faute, car ce mot m’est probablement encore plus familier que vous]

* il mélange un peu tous les triangles (son fameux triangle de demi-base 1, de hauteur racine (phi) et de côté phi, qui correspond au format obtenu en sectionnant la grande pyramide par les apothèmes n’est pas un triangle d’or [là encore, vous vous mélangez les pinceaux : je n’ai jamais dit cela. Vous auriez du expliquer la particularité unique de ce triangle triple et pourtant unique dans l’infini des triangles rectangles], celui-là même qui apparaît dans le pentagone [et pour cause : là encore, je n’ai jamais dit cela !]).

Dans sa conférence d’octobre 2013, il est plus précis et les distingue mais il associe la molécule d’eau avec un triangle d’or [assertions fausse, une fois de plus !]. Un triangle d’or « large » [?] a bien en son sommet un angle de 108° mais l’angle de la molécule d’eau n’est que de 104,5° et si on veut associer un triangle à la molécule d’eau, il vaudrait mieux se tourner vers un triangle sacré dont l’angle est de 106° [ce à quoi, élégant et mathématicien en diable, je réponds avec perversité et moquerie : pourquoi auquel cas ne pas avoir associé la division du cercle par 4 à celle par 6, ce qui aurait donné un angle de 45° + 60° = 105°… Voyez de temps à autres au-delà des oeillères de votre apprentissage ! Merci]. Ce passage non pertinent m’a déçu de sa part. (MAJ DLR : à ce sujet, afin d’y voir plus clair sur les triangles, voir ce document : triangles mystiques.) etc. [sincèrement désolé pour votre vue et votre audition – votre entendement ? – parfois si basses !]

Ces petits détails révèlent le manque de formation académique de l’homme, certes, mais à mes yeux, ce n’est absolument pas grave [il en est sorti plusieurs fois, de l’académie, Monsieur Grimault, avec l’idée saugrenue qu’on n’y faisait que cloner des cervelles, aux idées stéréotypées et au langage moulé à la louche par des hommes de bureaux…].

Au contraire même. On peut bien donner des sens divers aux mots et, par ailleurs, son vocabulaire mathématiquement incorrect est peut-être choisi dans un but pédagogique [ce n’est pas faux, sans être juste pour autant : je me suis voulu le plus accessible, d’une part, et j’ai réservé de belles surprises à celles et ceux qui oseraient aller à leur tour chercher au-delà des bornes de l’admis, et ça a plutôt bien marché dans l’ensemble].

Ce sont les idées qui comptent avant tout. Bien des scientifiques pourraient saisir la brèche de son manque de rigueur dans le vocabulaire pour le discréditer complètement [je n’attends qu’une chose : qu’ils s’y essaient, en direct et en place publique ! Pulvérisés, les fringants penseurs modélisés !], mais ce n’est pas mon cas. On peut tisser un parallèle avec l’écriture. Imaginez un homme ayant lu des milliers de livres. S’il se met à écrire un jour, il le fera sous l’influence des auteurs de tous ces livres lus et il écrira donc de façon « conforme », au moins sur la forme. A contrario, imaginez un homme n’ayant lu aucun livre ; celui-là, s’il se met à écrire, sera, sur la forme comme sur le fond, très atypique. Pour autant, ce qu’il aura à raconter n’en sera pas forcément moins intéressant que le précédent.

Certes, Monsieur Jacques Grimault n’a pas une formation universitaire en mathématiques
[de mieux en mieux : vous devriez dire ; n’a pas une formation universitaire pour clones ou assimilés ?], mais ça ne le rend pas inintéressant. Au contraire, je pense que nous avons tous beaucoup à apprendre des uns et des autres et les diplômes et le cv n’attestent en rien des capacités d’analyse de découverte et d’émerveillement. Ainsi, lorsque Monsieur Jacques Grimault se qualifie de mathématicien, je ne peux pas lui renier cette compétence ; c’est effectivement un mathématicien, même s’il se contente juste des opérations de base des mathématiques ! (Après tout, ce sont les fondements) [vous noterez que je n’ai jamais donné quelqu’information que ce soit sur ma personne, et tout particulièrement dans le domaine des compétences : je souhaite – et j’insiste là-dessus encore une énième fois – que chacun se fasse une opinion et se positionne selon ses critères et capacités propres, sinon au risque de ne pas bien saisir les opus suivants, d’une part, qui vont intégrer des notions supérieures, mais de manière progressives et éclairées, et de ne pouvoir ‘compter les troupes’ d’autre part, c’est-à-dire multiplier les découvreurs intuitifs…]

- NS : à propos du triangle d’or, certain ont remarqué que les 3 volcans de l’île de Pâques forment un triangle d’or. Qu’en pensez-vous ?

- JCB : on peut construire des tonnes de triangles avec l’île de Pâques
[Eh bien allons-y ! C’est parti pour un tour de manège gratuit : il suffit de l’affirmer !]. Triangle inscrit intérieurement, triangle inscrit extérieurement, triangle dont les côtés interpolent les cotes de l’île, etc. [mais ça fait des tonnes, ça ?]

Parmi tous ces triangles, il y en aura bien un de remarquable. Donnez-moi un triangle, quel qu’il soit et je lui trouve un lien avec l’île de Pâques [c’est-y pas de l’ego surdimensionné, ça ?]. Et si ça ne tombe pas parfaitement juste, on pourra toujours invoquer la dérive des continents ou la tectonique des plaques qui a légèrement modifié la configuration du site depuis quelques siècles [de là à réfuter les 16 180, 086 kilomètres entre le sommet de la GP et le centre géométrique de l’Île de Pâques… Et s’il n’y avait – surtout – que cela !]...

Ceci étant dit, cette île est, elle aussi, porteuse de mystères et demeure émotionnellement vertigineuse [c’est en effet pas mal, comme énigmes locales, sur un p’tit truc comme ça !]. Mais face à l’absence d’explications, il me paraît prématuré et aventureux que d’avancer des théories basées juste sur diverses mesures qui vont bien [aurai-je fais cela ? Encore une fois, il ne faut pas attribuer à machin – cf. John Machin – ce qui est à truc]. Qu’il y ait des liens dans les techniques et les constructions entre ce site et d’autres, je suis d’accord et ça renforce la thèse d’une civilisation ancienne avancée. Mais j’ai du mal à entrevoir plus que cela pour le moment. Je reste ouvert à ce que j’entends ici ou là, tout en gardant mon esprit critique.

- NS : alors finalement, pour vous, que nous signifient les pyramides ?

- JCB : je n’en sais rien. Je ne peux pas m’avancer ainsi sur le sujet, je suis nullement spécialiste. Monsieur Jacques Grimault analyse ce sujet depuis sûrement près de 40 ans. Moi, ça fait 4 jours que j’ai vu le documentaire. Vous comprendrez que je ne peux pas me faire d’idées pour le moment, je ne fais pas le poids. Mais en même temps, ce regard – neuf [?!] et neutre – que j’ai sur le sujet et donc dénué de toute influence extérieure, peut être intéressant. J’analyse de façon brute les aspects mathématiques. Je trouve qu’il y a des choses effectivement troublantes mais vouloir faire une liste archi-longue de propriétés redondantes ne me paraît pas pertinent pour le moment (et risque de discréditer la thèse et au final l’homme [l’avenir, qui n’est pas avare, le dira : pourvu que ce ne soit pas trop tard cependant !). Il y a sûrement d’autres aspects à étudier (et Monsieur Grimault le fait). En revanche, je rejoins assez vos positions concernant ce que nous disent les égyptologues officiels (ou du moins certains), il y a là de quoi être indigné tant cela semble relever de l’escroquerie intellectuelle
[curieux : je n’ai aucun courriel allant dans ce sens, et j’ai proposé à ces égyptologues – à plusieurs reprises mêmes – de les rencontrer en public et en direct : rien ni personne !].

Il est effectivement fortement envisageable que les bâtisseurs étaient dotés de connaissances et de moyens qui nous échappent. Ce point reste à creuser. Pour moi, les pyramides sont des objets fascinants ; mais je ne les vois pas (ou pas encore) comme un langage ou un message. On peut imaginer d’autres fonctions. L’homme a souvent construit des choses étonnantes et parfaites dans le but d’apaiser la colère des dieux ou des éléments naturels. Il y a peut-être un peu de cela dans ces constructions. C’était peut-être aussi un moyen de capter une partie de l’énergie de ces éléments naturels. Il y a des pyramides partout sur la Terre. Pourquoi se fatiguer à les construire ? Il y a bien une raison. Les monuments hauts ont une particularité : ils attirent la foudre (le pyramidion sommital, aujourd’hui disparu, était peut-être en or, qui sait ? Ca expliquerait que des pilleurs l’aient subtilisé). Partant de là, on peut imaginer que l’eau qui s’écoule sur les parois, chargée des ions de la foudre, rendait peut-être les récoltes aux alentours plus prolifiques (cette idée là me va bien pour les pyramides chinoises en pleine plaine, moins à Gizeh mais qui sait, il y avait sûrement des cultures aux alentours de ces pyramides et à proximité du Nil [Ah ! Théorie, quand tu nous tiens !]).

Enfin, les chambres internes ne sont pas, selon moi qui suis un néophyte, des tombeaux (l’eau qui s’engouffre dans les conduits de ventilation non coudés ne favoriserait pas la conservation des momies). Mais peut-être des salles de soin où l’on récoltait, là encore, l’eau chargée en ions, lors d’orages, pour soulager, via des bains, certaines personnalités de l’époque de leurs maux les plus coriaces ? [bis repetita] N’y a-t-il pas autour de la pyramide de Saqqarah de nombreuses salles (mastabas) qui auraient pu accueillir des lits pour plusieurs personnes ? Ne serait-ce pas là un hospice « grand public » et les pyramides de Gizeh l’hospice de l’élite ? [ter !] Je ne dis pas que c’est ça, je n’y connais rien, mais c’est simplement pour vous montrer qu’on peut échafauder des théories bien différentes.

En conclusion, je pense que Monsieur Jacques Grimault n’a pas raison sur toute la ligne (il est tellement impliqué et convaincu de ce qu’il raconte qu’il a du mal à s’ouvrir à d’autres hypothèses
[encore une assertion vide, une allégation creuse : cet homme me connaîtrait-il donc de si près qu’il puisse l’affirmer ainsi ? Il y a longtemps que je suis indépendant de caractère et que j’ai pensé que les idées ou découvertes devaient se défendre seules, par elles-mêmes : en revanche, je me bats pour faire respecter ce qui est dit et ce qui ne l’est pas, car – les Trolls tout particulièrement – l’on me prête des propos qui me sont étrangers] ; mais il n’a non plus tort sur toute la ligne et je pense que des scientifiques de renom pourraient plutôt essayer de collaborer avec lui plutôt que de le stigmatiser [rassurez-vous, personne ne l’a tenté, et c’est là être prudent]. Mais lorsqu’il s’agit de quête de vérité, les hommes sont-ils vraiment prêts à collaborer ?…”

Ma conclusion ? Un grand merci à Monsieur Jean-Claude Barbolosi, professeur de mathématiques, et à l'initiative qui l'a fait s'exprimer si chaleureusement et prudemment sur LRDP... Bonne lecture à tous, et n'oubliez pas de partager !

Jacques Grimault.


Voici le lien de l'interview en question : http://question-type-bac.fr/impressions ... pyramides/
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mathacha
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Re: L'avis d'un prof de mathématiques sur LRDP

Post by mathacha » 24 March 2015, 21:59

Il est un peu bizarre ce prof car d'un côté il critique en disant qu'il n'y aurait pas de maths "avancées" dans les connaissances des anciens et en même temps dans sa critique il livre des relations intéressantes.

Son histoire de tan(pi/6) qui donne la constante d'Euler, ça m'a l'air assez bluffant. Quelqu'un avait déjà trouvé ça avant ?
Pour info, la constante d'Euler s'obtient de la façon suivante :
* si on calcule la somme des inverses de tous les nombres entiers (non nuls) :
1 + 1/2 + 1/3 + 1/4 + 1/5 + 1/6 + ... + 1/n
on obtient une quantité qui tend vers l'infini. (Ca s'appelle la série "harmonique"... pourquoi ce nom élégant ? C'est à creuser...)
Ce résultat est connu depuis assez longtemps.
* Euler (grand mathématicien du 18e siècle) a trouvé qu'en soustrayant simplement la quantité ln(n) à la somme précédente, on transforme cette série divergente en une série convergente.
Autrement dit, si on calcule maintenant :
1 + 1/2 + 1/3 + 1/4 + 1/5 + 1/6 + ... + 1/n - ln(n)
cette fois ci, la somme va tendre vers un nombre fini égal à 0,577.
Cette constante d'Euler apparaît dans pleins de domaines mathématiques.
Ca vous parait plausible que cette constante d'Euler soit liée à la coudée via la relation tan(pi/6) = 0,577 ??

Il sort aussi une autre relation qui m'a bien épatée : V(3)/2 = e / pi (Pour info, le nombre e est tel que ln(e) = 1)
On pourrait encore écrire cette relation : pi * V(3) = 2e
Ce qui permet l'interprétation géométrique suivante :
V3 est la grande diagonale d'un cube unité.
pi * V(3) est donc le périmètre du cercle équatorial d'une sphère contenant ce cube.
C'est très étrange de voir le nombre e = 2,718281828 apparaître ici comme le demi-périmètre de ce même cercle.
Quelqu'un aurait une explication ?

Bref, le prof regrette qu'il n'y ait pas de logarithmes dans la grande pyramide et en même temps il nous sort des relations qui en contiennent ! C'est à prendre ou à laisser ?

Math@cha

bramapoutre
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Re: L'avis d'un prof de mathématiques sur LRDP

Post by bramapoutre » 25 March 2015, 01:02

Moi je pense que ce gars là est tellement suffisant qu'il ruse et se moque peut être même inconsciemment, par simple contagion et conditionnement.
La tangente 30° est egale au tiers de V3, peut-on pour autant la rapprocher de la constante d'Euler ?
Telle semble être la question que pose insidieusement ce monsieur, à quoi il faudrait logiquement repondre que si rien dans les pyramides ne vient étayer ce rapprochement, alors il est abusif, et de même en est-il des autres rapprochements qu'il propose comme on tend un piège par acquis de conscience et vilainerie, car est-ce à dire que l'apparente ressemblance justifie le rapprochement ?
Bien sûr que non,d'autres indications souvent discrétes rentrent en ligne de compte, donc non prof., ceci n'est pas un jeu qui n'obeit qu'à cette seule régle insufisante et arbitraire, d'autres observations doivent justifier ces eventualités que vous présentez comme une sorte de fantaisie, de curiosité facilement exploitable pour créer l'impression, l'illusion, le rêve. Mais patientez un peu si vous voulez des faits, 5 opus à suivre c'est long.

440/(100*e) = Phi jusqu'à la troisiéme decimale. En langage pyramidiot cela indiquerait une possible intégration de ce nombre dans la pyramide,c'est ça ?
Je pense plutôt qu'en affichant ce genre de choses la pyramide pose des questions, après quoi elle y repondra. Il y a donc un temps pour poser le problème ou l'éventualité, et un autre pour apporter la solution. Comment une pyramide peut provoquer cela ? Je n'en sais rien.
La convention Pi/6 ne suffit pas pour faire apparaître ce que LRDP a rapporté, encore fallait-il qu'elle soit corrélée à des dimensions exactes pour signifier quelque chose de précis, en d'autre terme c'est l'adéquation entre la valeur de la coudée et les dimensions de la pyramide qui mène naturellement aux resultats présentés dans LRDP, c'est mécanique, et dire que cette convention est discutable alors que la coudée en est forcément proche, compte tenu des dimensions de la GP, c'est soit un argument d'autorité, et donc nul,sinon une esquive maladroite, ce qui est humain.

Pour en arriver à polémiquer sur des fractions de mm en comparant les differentes valeurs proposées pour la coudée, on ne fait que perdre son temps, car il demeure évident que des valeurs proches appliquées à des dimensions identiques donneront des résultats similaires, aussi proches que le sont les coudées entre elles, j'en arrive même à penser que le seule vrai défi était de trouver la coudée appropriée, celle qui donne du sens autant dans le detail que dans la généralité à ces constructions énigmatiques et millénaires. Et c'est bien cela que dit avoir realisé monsieur Grimault, ce n'est pas rien.

nathalie
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Re: L'avis d'un prof de mathématiques sur LRDP

Post by nathalie » 28 March 2015, 03:27

Excellent, ça + Gizeh 2015... Wow, j'ai pas encore tout digéré tellement c'est riche. Ça prend le temps des deux hémisphères cérébraux et plus.
Merci à tous les deux, ainsi qu'à vos famille, de porter ces connaissances à bout de bras.
Je n'ai jamais été en Égypte et quand je pense à tous ces gens qui vivent là, tout près, vue permanente sur Gizeh, le sphynx et les pyramides.... Quelle chance.
Comme ceux qui vivent tout près du Louvre à Paris...
Ça m'a donné à me demander qu'est ce que j'ai tout près de moi, aussi grandiose que Gyzeh et Le Louvre, entre autres.
Puis je me suis dit que si toutes ces mesures autour de la terre sont proportionnelles au nombre d'or et ce, depuis si longtemps, ça signifie que les 'continents' n'ont jamais bougé les uns par rapport aux autres ?
Je suis sûrement hors sujet mais je ne savais pas où poster. Merci de déplacer mon post si c'est nécessaire.
NatHalie

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Lafla
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Re: L'avis d'un prof de mathématiques sur LRDP

Post by Lafla » 28 November 2015, 00:46

'JG wrote:Monsieur Jacques Grimault, comme vous dites, connaît le nombre e, et même très bien ! Il est allé à l’école, lui-aussi, et mieux : il a étudié sans cesse depuis l’école, et a même promis, ô l’impudent, de proposer une réforme des mathématiques jusqu’en ses fondations, leurs axiomes actuels lui paraissant impropre à l’expression de la physique réaliste
:o (pâmoison niv.1)
en réalité, j’appelle cette catégorie mathématique des quasi-nombres, n’ayant aucun moyen de trouver leur terme… On verra ce que cela vaut !].
:shock: (c'est quoi ça ? niv. 1)
Phi est un irrationnel mais non transcendant [cela dépend d’où on le regarde, mais je n’irai pas là dévoiler ce qui sera montré et démontré dans l’opus 2, et qui sera confié à un autre découvreur que moi ; qui – lui-aussi – à découvert cela : attention à la surprise au superlatif !!!]
:o :o ... :o (pâmoison niv. maxi)
Là encore, ne serait-ce pas plutôt une fonction ordinaire – et salutaire – appelée la curiosité, qu’il conviendrait de convoquer, plutôt que l’envie permanente de rêver ?]
:ugeek: (acquiescement grave et profond)
Euler : e^(iπ)+1=0 ; Gauss : ∫e^(-t²)dt=√π ; Stirling : (n/e)ⁿ.√2πn/n!=1+ε(n)
1 = (1/φ)² + (1/φ)³ + ... + (1/φ)ⁿ + ...

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julien
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Re: L'avis d'un prof de mathématiques sur LRDP

Post by julien » 29 November 2015, 01:52

Cette constante d'Euler, serait-ce l'une des deux constantes supplémentaires, qui seront évoquées dans la suite prochaine ?

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Lafla
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Re: L'avis d'un prof de mathématiques sur LRDP

Post by Lafla » 29 November 2015, 15:39

julien wrote:Cette constante d'Euler, serait-ce l'une des deux constantes supplémentaires, qui seront évoquées dans la suite prochaine ?
Je ne sais pas, mais tout ce qui pourra être dit là-dessus serait inédit.

Voir https://fr.wikipedia.org/wiki/Constante ... Mascheroni
Euler : e^(iπ)+1=0 ; Gauss : ∫e^(-t²)dt=√π ; Stirling : (n/e)ⁿ.√2πn/n!=1+ε(n)
1 = (1/φ)² + (1/φ)³ + ... + (1/φ)ⁿ + ...

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thierry632
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Re: L'avis d'un prof de mathématiques sur LRDP

Post by thierry632 » 13 January 2016, 12:57

Bonjour,
3 x 3 = 4,5 est une demi-vérité.

albator
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Re: L'avis d'un prof de mathématiques sur LRDP

Post by albator » 13 January 2016, 22:23

mais cette demi vérité est elle uniquement mentale ou bien a t elle aussi un genre de rythme correspondant au plus vibrant des effets de style ?
Ne pensez pas qu'il faille réfléchir pour être heureux.

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